RetroArch

Cet article a pour vocation de vous guider dans l’utilisation de Retro Arch, un frontend multi-emulateurs et multi-plateformes. Le but est de pouvoir s’y retrouver facilement, quelque soit la plateforme utilisée (Windows, Linux, Android etc…).

L’installation se fera sur une machine à base de Windows 10 Pro (core i7 4770 8GB) muni d’une Nvidia GTX 660 (368.39) et un pad x360.
Si vous partez sur une configuration vierge, veillez à ce que DirectX 9 soit installé et que le GPU soit un minimum décent (évitez les gpu Intel, bien que cela fonctionne sur les HD4xxx+, vous serez vite limités). Vous aurez aussi besoin de 7zip. Si malgré tout vous voulez utiliser les shaders avec un gpu Intel, il vous faudra installer le Nvidia CG Toolkit.

  • Récupérez la dernière version stable de Retroarch (1.3.6 actuellement) :  version 32 bits ou version 64bits.
  • Décompressez l’archive récupérée dans une arborescence courte : par exemple d:\retroarch\
  • Créez à l’avance un répertoire roms ainsi que des sous dossiers correspondant aux systèmes que vous souhaitez émuler.
  • Pour les roms, j’utiliserai celles issues du dernier set No-Intro en date.

Pour cet article j’ai créé à l’avance 3 répertoires (gb, md et snes) avec 1 jeu dans chacun.

Voici l’interface de Retroarch au 1er lancement après avoir lancé l’exécutable retroarche.exe :

Par défaut, le pad x360 est reconnu pour naviguer dans les menus: croix directionnelle pour se déplacer, le bouton B pour valider et A pour Annuler. Au clavier la navigation se fera par défaut avec les touches de directions, la touche X pour valider et W pour Annuler. Attention la touche ECHAP vous fera quitter Retroarch sans confirmation.

Par défaut, l’interface est en anglais. Vous pourrez la changer en Français via le menu Settings > User > Language.
Pour la suite de l’article, je suis resté en anglais, n’étant pas fan de la traduction française.

Allez dans le menu Settings > Configuration

  • Save configuration on exit :  ON (Sauvegarde vos paramètres dans le fichier « retroarch.cfg » situé à la racine de votre répertoire d’installation)
  • Configuration Per-Core : ON (Nous permet d’avoir une configuration différente selon l’émulateur utilisé)

IMPORTANT : RetroArch est toujours en développement, par conséquent des bugs d’une version à l’autre peuvent subsister. Lorsque que vous faites des modifications dans la configuration, pensez à sauvegarder manuellement la config via Main Menu >  Save Current Config puis quittez RetroArch et relancez-le pour être certain qu’il a bien enregistré vos paramètres.

Allez dans le menu Settings > Input

  • Menu Toggle Gamepad Combo : choix du combo à effectuer pour faire apparaître le menu Ingame. Pour la manette x360 > L3+R3 (appui sur les 2 sticks analogiques.

Si votre pad n’est pas configuré automatiquement, il faut se rendre dans Settings > Input > Input User 1 Binds et sélectionner l’option User 1 Bind All. A noter que les directions up/down pour les sticks analogiques sont inversées dans la description.

Allez dans le menu Settings > Directory

  • File Browser Dir : Allez chercher le répertoire où se situent vos roms, D:\retroarch\roms\ dans notre exemple et sélectionnez Use this directory.

Pour ce 1er tutoriel nous n’aborderons pas toutes les options. Nous nous contenterons d’une configuration normale en plein écran (1080p)

Allez dans le menu Settings > Video

  • Monitor Index : 0 (Auto) (L’affichage déclaré comme principal sous Windows sera utilisé)
  • Use Fullscreen Mode: ON (Retroarch passera en fullscreen dès l’activation de cette option
  • Windowed Fullscreen Mode: ON (Cette option facilite l’alt-tab)
  • Vérifiez que l’option Aspect Ratio Index soit en Core provided

Allez dans le Main Menu > Online Updater

Le menu suivant vous permet de mettre à jour RetroArch et d’installer les cores. Plusieurs sections sont disponibles.
Attention : Ne téléchargez qu’un seul élément à la fois et attendez la décompression de l’archive récupérée avant de mettre à jour un autre élément.

  1. Core Updater : C’est ici que nous irons chercher les cores à ajouter dans RetroArch (voir plus bas)
  2. Thumbnails Updater :  Packs de boxarts par systèmes émulés. La boîte du jeu s’affichera à l’écran de séléction.
  3. Update Core Info Files : Mise à jour des fichiers d’informations relatives aux cores.
  4. Update Assets : Mise à jour des thèmes, wallpapers etc…
  5. Update Autoconfig Profiles : Mise à jour des scripts de configuration automatique notamment pour les pads.
  6. Update Cheats : Mise à jour de la base de données de Cheat (fichiers *.cht par systèmes)
  7. Update Databases : Mise à jour des fichiers *.rdb par systèmes (infos roms etc..)
  8. Update Overlays : Mise à jour des overlays par systèmes (images permettant de masquer les bandes noires en fullscreen)
  9. Update Cg Shaders : Mise à jour des presets de shaders CG
  10. Update GLSL Shaders : Mise à jour des presets de shaders GLSL

Nous allons maintenant ajouter du contenu à RetroArch. Cette opération consiste à scanner les répertoires où se trouvent nos roms. Par la suite RetroArch déterminera quel core utiliser automatiquement. ATTENTION: la fonction Scan Directory est capricieuse et peut éventuellement faire planter RetroArch. En général il suffit de le fermer et recommencer. Si le probème persiste, tentez de lancer RetroArch en tant qu’Administrateur.

Passons à la pratique pour scanner nos 3 répertoires (gb, md et snes) créés précedemment dans la partie Installation :

  • Main Menu > Scan Directory et scannez individuellement les répertoires contenant les roms. Si vous scannez le répertoire roms directement, il ne trouvera rien.

Si tout c’est bien passé, en revenant au menu principal, 3 Playlists devraient être présentes comme ci-dessous :

Concrètement, RetroArch a créé 3 Playlists (fichiers *.lpl) que vous retrouverez dans le répertoire \playlists\. Si vous avez besoin de re-initialiser ces playlists, il suffit de supprimer le fichier *.lpl correspondant et relancer RetroArch.

Les cores sont des émulateurs sous formes de modules utilisables par RetroArch. Il peut y avoir plusieurs cores par machine, la différence entre ceux-ci étant la qualité d’émulation, les performances etc…

Une fois le contenu détecté, nous allons pouvoir télécharger et associer le core correspondant. Commençons par la Megadrive.

  • Sélectionnez un jeu dans la playlist Sega – Mega Drive – Genesis et validez
  • Sélectionnez Run et validez
  • Sélectionnez Download Core… et validez
  • Sélectionnez le core Sega MS/GG/MD/CD (Genesis Plus GX) et validez. RetroArch récupère le core et le décompresse.
  • Revenez à la sélection du jeu et refaite la manipulation précédente jusqu’à valider le core. Une fois validé, le jeu se lance.

ATTENTION : une fois dans le jeu pour atteindre le menu in-game de RetroArch il faut utiliser le combo de touches précédemment configuré (L3+R3 sur un pad x360) ou la touche F1 au clavier. Si vous pressez ECHAP, vous quittez RetroArch complètement.

Vous pouvez par la suite faire de même pour les autres machines (GB et SNES).

Le choix des cores est purement personnel. Sachez que tous ne supportent pas les cheats par exemple. Libre à vous d’expérimenter. Voici une petite liste des plus utilisés :

  • MD/SMS : Genesis Plus GX
  • 32X : Picodrive
  • SNES : Snes9x Next
  • GB/GBC: Gambatte
  • GBA: mGBA
  • PSX: Mednafen PSX
  • PC-ENGINE : Mednafen PCE FAST

Lorsque qu’un jeu est lancé, vous pouvez à tout moment accèder au menu de RetroArch :

  • La touche F1
  • Le combo configuré précédemment : L3 + R3 ou Bas + L1 +R1 + Y ou Start+Select

  1. Resume : Retour au jeu
  2. Restart : Equivalent d’un Reset
  3. Close : Quitte le jeu
  4. Take Screenshot : Screenshot (avec les shaders si l’option GPU Screenshot Enable dans Video est activée)
  5. State Slot 0 : Sélection du slot de sauvegarde
  6. Save State : Sauvegarde dans le slot actif
  7. Load State : Restaure la sauvegarde du slot actif
  8. Undo Load State : Annule la derniere restauration de sauvegarde
  9. Undo Save State : Annule la dernière sauvegarde
  10. Options : Options du core actif (Certains cores n’ont pas d’options)
  11. Controls : Re-configurer le pad (configuration sauvée avec le core en cours si l’option Enable Config Per Core est active)
  12. Cheats : Sélection et activation des cheats
  13. Shaders :Sélection et réglages des shaders
  14. Information : Informations sur le jeu en cours

Ci-dessous les options du core Genesis Plus GX :

Les shaders sont des scripts utilisant votre GPU pour simuler des filtres et effets graphiques visant à traiter l’image en sortie de l’émulateur. Ils sont le plus souvent utilisés pour retrouver les sensations d’un écran cathodique sur un écran LCD, mais aussi pour bien d’autres fonctions. Sachez d’avance que les shaders requiert un minimum de puissance GPU et peuvent détériorer l’expérience de jeu si votre machine ne suit pas.

Il existe 3 types (ou plutôt langages) de shaders : HLSL (Direct X), GLSL (OpenGL) et CG (Nvidia DX/GL). Pour la suite de notre dossier, nous utiliserons les shaders CG.

ATTENTION : L’utilisation des shaders requiert de la puissance machine, surtout coté GPU. Si votre jeu « rame » ou si vous ressentez du lag, c’est que votre configuration est trop légère.

Sans shader
Avec shader

Ajoutons un shader de type CRT sur notre Megadrive :

  • Lancer un jeu Megadrive
  • Allez dans le menu in-game via la touche F1 ou votre combo
  • Allez dans le menu Shaders et sélectionnez Load Shader Preset
  • Naviguez vers le répertoire \shaders_cg\crt\ et sélectionnez le preset crt-geom.cgp
  • Sélectionnez Apply Shader Changes et revenez au jeu avec F1 ou votre combo de touches. Le shader est appliqué.
Sans shader
crt-geom.cgp

Les shaders sont réglables in-game via le menu in-game Shaders > Preview Shader Parameters. En basculant entre le jeu et l’écran de réglages, vous pourrez affiner certains paramètres pour les sauvergarder ensuite via le menu Shaders > Shader Preset Save As.

Comme nous avons précédemment réglé RetroArch avec l’option Configuration Per Core, ce shader sera toujours appliqué pour le core Genesis Plus GX.

Pour les émulateurs de consoles portables, nous pouvons utiliser un shader qui rendra l’expérience de jeu plus agréable sur grand écran. Ces shaders sont généralement composés d’un overlay (image qui va masquer les bandes noires et/ou simuler une console portable) et d’un filtre type rendu « cristaux liquides ».

Ajoutons un shader de type LCD sur notre Gameboy :

  • Lancer un jeu Gameboy (vous noterez que le jeu se lance avec le shader CRT précédemment utilisé, c’est normal)
  • Allez dans le menu in-game via la touche F1 ou votre combo
  • Allez dans le menu Shaders et sélectionnez Load Shader Preset
  • Naviguez vers le répertoire \shaders_cg\handheld\console-border\ et sélectionnez le preset dmg-4x.cgp
  • Sélectionnez Apply Shader Changes et revenez au jeu avec F1 ou votre combo de touches. Le shader est appliqué.
crt-geom.cgp
dmg-4x.cgp

C’est tout de suite plus agréable à l’oeil 🙂

Ci-dessous, quelques exemples avec d’autres shaders type handheld :

gba-4x.cgp
gg-4x.cgp
ngpc-4x.cgp
gbc-4x.cgp

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